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A genoux au milieu d’un champ de ruines. Tu m’as retiré jusqu’à mon dernier souffle. L’acide de mes larmes a depuis longtemps séché dans les sillons de mon visage. Je ne suis plus rien. J’attend. Le froid, le silence. Ne plus être. Enfin. Je sais, j’avais promis d’être là pour toujours. Mais à quoi bon puisque tu ne le veux plus ? Lutter, me battre, vivre encore. Pour rien ? Non. Je ne veux plus. Je vais m’étendre, ne plus bouger, pas même laisser aux réflexes de survie la possibilité de me sauver encore. Même ma respiration s’arrête, apnée de douleur à effet permanent. Devenir sable, poussière, mon ultime ambition. Le fin du monde est pour hier. Je n’ai plus rien à faire ici. Plutôt disparaître que de te voir rejoindre cette demie vie qui a failli te tuer deux fois déjà, et vers laquelle tu marches à nouveau comme on monte à l’échafaud.  Cette vision est sans doute la plus insupportable de toutes. Te voir renoncer, choisir cette mort programmée de l’âme, en toute conscience. Si ce monde accepte que disparaisse ainsi son étoile la plus pure, la plus brillante, alors ce monde n’est pas pour moi, je ne suis pas fait pour lui. Plutôt les limbes qu’un mensonge sans lumière.

Je ne suis et ne serai plus. Vague souvenir, au mieux, estompé par la gangue que tu accepte aujourd’hui de voir se reformer autour de tes ailes. A jamais enfermées. Alors choisir ma sortie, discrète ou spectaculaire, je ne sais pas vraiment. Aurais-tu une idée ?

Dieu qu’il fait froid… qu’il fait froid…

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