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L’espoir, comme la marée. Flux et reflux. Monter si haut, à l’équinoxe, pour reculer si loin du rivage. Le fond alors, à découvert. Faune et flore intimes exposées à l’air libre, au regard de tous. L’attente est si longue alors, de la marée de l’âme, étale, qui finira invariablement par venir recouvrir enfin ce qui ne devrait pas être vu. Balancier lunaire, mouvement perpétuel de nos humeurs et de nos vies. Espoir, puis désespoir, dans un cycle sans fin. L’être, à nu, puis caché de nouveau.

Comprendre un jour pourquoi l’espérance nous dissimule, pourquoi la détresse seule révèle la vérité. Ce que l’on porte au fond. Fondations de sable et de roches sur lesquelles repose l’équilibre fragile de ce que nous sommes. Vies nées de la mer.

Attendre, enfin, que la marée remonte.

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