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Prier comme on veille un enfant. Ému, respirer en silence ton sommeil, et ton souffle. Quitter sans bruit la couche pour remercier la lune, dont la lueur éclaire ton profil.
Je veux encore veiller sur tes rêves, et guetter sur ton front les signes d’une trêve, d’un apaisement, enfin, d’une pause, de tes doutes et de tes frayeurs. La lune comme un phare.
Surtout ne pas hurler comme le font ce soir mes frères de la meute. Je suis loup, mais ce soir soupirer à la lune. Gémir, reconnaissant pour la pulsation régulière de la vie sous ta peau. Pour ta respiration, qui joue dans ma fourrure.
Pleurer et remercier pour le bonheur insigne d’être loup protecteur de la dernière fée, dans ce monde où les hommes ont tout désenchanté.
Juste un soupir et puis, m’endomir, moi aussi, épuisé. Museau entre les pattes. Ta joue contre ma truffe, comme la fraicheur du vent.

One Comment

  1. belle découverte qui m »introduit dans le jour


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