Skip navigation

Le funambule avance sur son fil trop fin. Ses jambes, rameaux fragiles, tremblent à chaque pas. Le vent se lève, la peur étreint son coeur. Tout en lui se contracte, crainte de la chute. Il fait un pas pourtant, encore un, un de plus. Son regard est fixé sur la fragile luciole au delà du ravin.
La vacillante lueur de l’insecte enfle et respire. Devient étoile, puis soleil. Lumière intense et douce.
Au moment de chuter, le funambule, tout à coup, n’a plus peur. La lumière si fragile est devenue chemin, solide et tendre sous ses pieds nus. Il marche, incertain, titubant. Il goûte l’ivresse et la douceur de ce sol, infaillible sous pas. Affranchi à présent des contraintes de la chute des corps.
Sa liberté, enfin.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :