Skip navigation

Confronter à l’air brulant de cet été tardif le froid glacé à l’intérieur. Et sentir craquer et s’ouvrir les milles petites félures qui deviendront failles abyssales. Le sommeil fuit, le sourire s’efface. L’esprit qui tourne en rond, plus vite à chaque tour, en cherchant à donner du sens à cette aberration. Contempler cette rivière dont le courant ne sait plus où est la mer, et qui se perd dans des méandres sans fin. Plus d’amont, plus d’aval. Et l’eau du souffle qui s’infiltre dans chaque crevasse pour l’élargir encore. Tester encore la résistance de l’écorce. La chaleur intense d’une vie imaginée, voulue, intensément, luttant contre les glaces de celle vécue. L’écho encore si vif de la voix entendue :  » Je veux, je vais » face aux courants polaires du quotidien.

Combien de temps encore avant que ne cède la roche de la volonté ? Avant que n’éclate ce qui me fait encore une unité cohérente ? Avant que le contraste thermique ne change l’ensemble en morceaux éparpillés et stériles ?

Et la raison, qui déjà se fissure…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :