Skip navigation

Elle a toujours été là. Cette colère, ce truc noir et visqueux qui bouillonne. Tellement sombre que jamais je n’ai pu voir, au fond, ce qui en est la source. Alors la dominer, la contrôler, l’enfermer dans une sphère, solide, ce magma primaire, cette force brute prête à tous les ravages. Concentration, maîtrise, une vie sur le qui-vive pour ne pas la laisser s’échapper. S’épuiser de la force insensée qu’elle exige pour ne pas exploser. Puis un jour, ton regard, tes doigts qui effleurent ma peau. Sans crainte. Et la boule noire qui disparait. Je cherche dans les moindres recoins, ne la vois plus. Impensable et pourtant. Incrédule je te regarde sourire. Tu as compris déjà, avant moi, qu’elle n’existe plus, qu’il te suffit d’être pour qu’elle ne soit plus. Tu l’as toujours su. Ce vortex capable de détruire un monde, mon monde, avait donc son antithèse. Et l’univers son point d’équilibre.

Me reposer enfin. Il s’en fallait d’un cheveu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :