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Une boucle, serrée, rebelle, impossible à soumettre, juste là, sur la nuque. Mes doigts doucement s’en approchent. Précautions infinies. Ne pas la faire fuir. Je la touche, elle est douce, délicate entre le pouce et l’index. Je retiens mon souffle, apnée de tendresse. Cette mèche me trouble, la chaleur de la nuque qui effleure ma peau gagne tout mon être. Descendre lentement sur l’épaule où la peau est si douce, à peine, du bout des doigts.
Le corps tendu, les gestes retenus pour ne pas te réveiller. Que ne disparaisse pas l’instant précieux. Et le désir impérieux de ta peau, de ton corps contre moi. Le besoin à nouveau de t’entendre gémir, soupirer, de respirer le chant plaintif de ton abandon. Déjà dans la pénombre, dans ces heures absentes de la nuit qui n’existent jamais vraiment, j’ai senti le changement.
Ta peau qui maintenant vibre sous ma main, comme la drisse sous le vent du large. Tu es réveillée, j’en ai la certitude, et ton souffle est plus court. Ton buste, tes seins, se soulèvent. Je suspend mon geste, coupable et impatient. Tu fais durer l’attente. Puis tu te tourne vers moi, et malgré l’obscurité plus intense je devine ton sourire. Je suis rassuré. Un souffle soudain abolit le temps et cette chambre autour de nous : « oui… ».
Tes lèvres enfin trouvent les miennes, tes bras se resserrent autour de mon torse. « Viens… ». Les étoiles quittent le ciel et peuplent ton regard. Le reste n’appartient qu’à nous.

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